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Que recherchez vous à travers le Lining (doublure) ; un ensemble plus rigide, plus pratique ou simplement plus luxueux.

 

Sachez établir votre choix en fonction de vos nécessités ou de vos goûts.

Pensez vous au lining comme :

-         A - Le moyen d’obtenir un holster ou une cartouchière plus rigide.

-         B - Protéger votre revolver de l’abrasion du cuir coté chair.

-         C - Désirez vous une finition de luxe, avec une doublure de couleur, transformant votre holster en un écrin.

-         D - Recherchez vous que votre cartouchière soit freinée, bloquée autour de vos hanches.

-         E - Pensez vous obtenir un équipement plus résistant dans le temps et adapté à un usage intensif.

-         F – REVUE DES DIFFÉRENTS CUIRS DESTINÉS À LA DOUBLURE.

 

 

A - RIGIDIFIER VOTRE HOLSTER OU VOTRE CARTOUCHIÈRE.

Si vous appliquez une doublure de 1 à 2 mm sur l’intérieur de votre équipement, vous le rendrez évidemment plus rigide.

Pour monter une doublure il faut encoller les 2 faces en contact, donner la courbe désirée à chaque élément et unir le cuir de l’étui et sa doublure.

L’ensemble formé par les 2 épaisseurs de cuir et la colle qui les unit est forcément plus rigide qu'une seule épaisseur de cuir.

 Dans le cas d’un holster, le formage ultérieur sera plus compliqué à réaliser et moins efficace du fait de la couche de colle qui sépare les deux éléments, ou de la nature de la doublure.

 

Il y a une autre solution pour obtenir une holster ou une cartouchière plus rigide.

Généralement, le cuir utilisé pour réaliser un holster ou une cartouchière est un croupon de 3,5 mm.

En collant à ce cuir une doublure de 1 ou 2 mm, vous obtenez une épaisseur total entre 4,5 et 5,5mm.

 

Il y a aussi la possibilité de faire fabriquer votre équipement avec un seul cuir de 4,5 ou 5,5 mm d’épaisseur.

Les avantages de cette solution sont :

-         Un coût moins élevé que pour la doublure,  car il n’y a pas le temps de main d’œuvre nécessaire à l’assemblage des 2 épaisseurs ainsi qu’un coût légèrement moindre pour le cuir, même si un cuir aussi épais à un prix plus élevé que l’épaisseur normale.

 

-         Vous éliminez la faiblesse de la tranche composée de 2 cuirs encollés et cousus. Un holster frappant systématiquement sur la tranche du cuir et sa doublure lors de son entrée dans le holster viendra à bout très rapidement de cet assemblage.

 

-         Le formage d’un holster est aussi aisé qu’avec un cuir d’épaisseur normale, mais le résultat final est bien supérieur, car la rigidité d'un cuir épais est plus élevée.

 

 

B - PROTECTION DE L’ARME CONTRE L’ABRASION DU COTÉ CHAIR.

 

Il est vrai que le frottement excessif d’une arme bronzée contre le cuir de l’intérieur de l’étui est nuisible au bronzage.

Pour ma part j’utilise des cuir dont la chair est dite « cirée » c’est à dire poncée et traitée pour la rendre lisse.

Je ne peux pas confirmer si la fleur est mois abrasive que le coté chaire convenablement fini.

Ce que ma longue expérience comme artisan me permet par contre d’affirmer est que ; c’est plus l’étroitesse d’un étui non formé et le frottement qui en découle qui est la cause de l’usure du bronzage que les capacités abrasives de la chair ou de la fleur.

 

La vraie solution est donc à rechercher dans le formage d’un holster plutôt que dans l’application d’une doublure.

Si votre revolver entre et sort avec facilité de son holster convenablement formé, les frottements sont quasi inexistants et il n’y a donc aucune nécessité de doublure pour ce motif.

 

 

C - FINITION DE LUXE.

Le choix que chacun fait d’acquérir un objet d’un certain niveau de finition est un choix si personnel qu'il peut difficilement être contesté. Bien que certains cas cela s’oppose à l’usage qui sera fait du holster.

 

Une doublure de couleur est comme la couture avec un fil de couleur, le signe d’une finition qui se veut soignée, originale et prestigieuse.

 

Vous avez le choix entre le cuir pleine fleur en vachette, la croûte velours ou le nappa, de différents tons cuir ou de couleur (rouge, vert,…)

 

- La vachette permet des épaisseurs plus importantes, voir la même épaisseur que le cuir du holster, ce qui réduit considérablement sa fragilité. C’est un choix parfait pour une doublure d’arme dont l’utilisation sera régulière.

 

- La croûte velours est de la vachette recoupée, donc sans la fleur. La surface est poncée pour lui donner ce bel aspect velours. Sa surface pelucheuse est donc très sensible à la salissure et freine l’arme dans le holster contrairement à la fleur ou la chair cirée. C’est à mon avis une doublure totalement inappropriée pour un holster qui  sera soumis à un usage régulier et surtout intensif comme pour le CAS.

 

- Le Nappa est de faible épaisseur, ce qui le rend fragile en cas d’utilisation régulière ou intensive. C’est par contre un excellent choix pour un holster d'apparat dont l’aspect luxueux est plus important que la résistance dans le temps.

 

Une doublure de faible épaisseur est fragile. L’observation de holsters anciens conservé dans des musées vous permettra de constater que souvent leur doublure est endommagée.

 

 

D – BLOCAGE AUTOUR DES HANCHES.

Dans ce cas particulier le choix le plus indiqué est la croûte velours.

-         Son coté pelucheux permet effectivement que la cartouchière soit très fermement freinée sur le tissus de votre pantalon après un serrage énergique.

-         Les salissures n’étant pas à craindre entre votre pantalon et la cartouchière, sa fragilité n’est pas un handicap pour cette utilisation.

 

La vachette pleine fleur et la Nappa n’apporterons rien pour un freinage de la cartouchière autour des hanches. Au contraire elles la rendront  plus rigide et lisse, donc glissante.

Si c’est par contre le but recherché, autant pour la sensation que pour des raisons esthétiques, les deux matières seront un excellent choix.

 

 

E – RÉSISTANCE A UN USAGE INTENSIF.

Si vous pensez acquérir un ensemble plus solide, résistant, de meilleure qualité en optant pour des équipements doublés, vous faites fausse route.

 

Le problème de la doublure ne se pose pas en ces termes.

Dans certains cas la doublure apportera un plus à votre équipement, dans d’autres cas elle ne représentera qu’une source de déception, la sensation de vous être fourvoyé ou d’avoir été mal conseillé, et d’avoir dépensé inutilement une partie de votre budget.

 

La question qui, a mon sens détermine une réponse correcte est :

Quelle utilisation ferez vous de votre équipement ?

Un usage décoratif, courant ou intensif, est une première réponse. A chaque degré d’utilisation correspondent des prestations recommandables ou totalement contraires, c’est ce que je me propose de mettre en évidence dans ce chapitre.


Si vous avez les moyens de vous permettre un choix non guidé par votre budget mais répondant seulement à vos goûts, et en assumer les conséquences. A la bonne heure, vous jouissez d'une liberté hors de porté pour la grande majorité, pour qui la norme est ; le meilleur choix qualité/prix.

 

 

Quels en sont, à mon avis les critères:

-         Si vous destinez votre ensemble à la décoration et à n’être porté que rarement ; n’importe quel choix de doublure est le bon du moment qu’il satisfait à vos désirs.    Restez malgré tout conscient que vous avez opté pour une finition fragile.

-         Si vous pratiquerez régulièrement le tir, vous pouvez  opter pour une doublure solide en vachette pour votre holster. Elle souffrira, le cuir va s’élimer, se salir et en haut du holster, le collage unissant le cuir et la doublure va s’ouvrir mais la couture devrait résister. Dans ce cas le Nappa est trop fragile et la croûte velours trop salissante.

-         Si vous pratiquez intensivement, un holster doublé ne peut que vous décevoir car le décollage de la doublure en haut de l’étui et la rupture de la couture se produiront plus rapidement que vous ne le souhaitez.       Je vous conseille un holster simple, que vous n’hésiterez pas à changer plus rapidement que si vous y aviez dédié un budget élevé.     Optez éventuellement pour un holster en cuir épais (aux environs de 5 mm) qui sera plus rigide et facilitera le dégainé s’il est bien formé. Vous aurez là un véritable outil de travail, quoi de mieux pour que vos loisirs ne se transforment pas en cauchemar !

-         Pour la cartouchière le problème est diffèrent. Ici les notions d’usure et de salissure n’importent pas. L’intérieur du ceinturon, plaqué contre vous ne sera soumis à aucun autre vieillissement que celui des années.     Si vous aimez le look d’un cuir lisse et brillant optez pour le nappa ou la vachette si vous aimez que votre cartouchière soit franchement plus rigide.

ATTENTION ; une cartouchière souple est plus confortable !  Si  vous désirez que votre cartouchière vous colle au corps et ainsi retrouver toujours à la même place ce qui y est accroché, alors pas de doute, c’est une doublure en croûte velours qu’il vous faut !

 

 

F – EMPLOI CORRECT DES DIFFÉRENTS CUIRS APTES À LA DOUBLURE :

 

PAS DE DOUBLURE :

-     Holster : l’intérieur de mes cuirs est « ciré » et permet le glissement d’une arme  sans usure exagérée de son bronzage. Le holster sans doublure, formé, reste à mon avis l’option normale la plus adaptée à une pratique régulière ou intensive. Si vous désirez malgré tout un ensemble plus rigide, je vous conseille de me demander la fabrication en croupon de 5 mm

 

-         Cartouchière : l’absence de doublure n’est pas du tout un handicap, certains tireurs préfèrent un cuir plus souple qui s’adapte à leur morphologie et se serre plus aisément.

 

DOUBLURE CROUTE VELOURS

-         Holster : Leur finition velours devrait, à mon avis les destiner exclusivement aux ensembles d’apparat quant il s’agit d’un holster.     L’usure et la salissure auront un effet visible beaucoup plus rapide sur cette surface qui n’est agréable à voir que si son aspect velours est préservé, ce qui ne pourra pas être le cas longtemps en situation de tir.     Ces doublures sont en général fines, l’introduction répétée du holster et le choc du devant du barillet sur le bord supérieur du holster abîme l’assemblage des 2 cuirs et les sépare dans un bâillement disgracieux qui s’accentue jusqu’à casser la couture et rend le holster inapte à tout emploi exigeant.     Le formage d’un holster doublé c'est-à-dire comportant une couche de colle au milieu de son cuir est un travail plus délicat que je vous conseille de me laisser réaliser.            Enfin, une doublure pelucheuse freine la sortie de l’arme ce qui est à l’opposé du but recherché.                                                          

 

-         cartouchière : Sa surface pelucheuse en fait une excellente doublure pour une cartouchière. Une fois bien serrée, le velours la verrouille littéralement sur les hanches du tireur, ce qui est extrêmement agréable et permet de retrouver toujours vos holster à l’endroit ou vous les avez placés.

 

DOUBLURE NAPPA :

-         Holster : fait une doublure des plus luxueuses pour peu que vous les choisissiez en rouge ou quelque couleur donnant la sensation d’un écrin ! Mais elles sont encore plus fragiles que les croûtes velours, s’abîment rapidement et sont à réserver aux ensembles d’apparat.

 

-         Cartouchière : une doublure en Nappa est trop fine pour apporter réellement de la rigidité à une cartouchière.      Elle fournie simplement une protection aux coutures.      Si vous désirez un ensemble homogène, en complément de votre holster doublé Nappa.

 

 

DOUBLURE VACHETTE PLEINE FLEUR :

-         Holster : Cuir lisse, sec et avec une fleur résistante, provenant d’un croupon ou d’un collet refendu. Cela revient à dire que le même cuir que celui de votre étui sera utilisé comme doublure. Les 2 de même épaisseur, ou celui de la doublure plus fin que le cuir extérieur, peu importe.

Si vous désirez une doublure augmentant les qualités sportives de votre holster, c'est-à-dire le transformant eu une « boite » rigide et formée à l’arme qui en sortira avec aisance ; la seule bonne doublure est le croupon pleine fleur refendu, comme les étuis du type DUKE, et le formage du holster à ma charge.

Mais mon expérience me permet d'affirmer que la fabrication d'un holster en cuir plus épais offre plus d'avantages que le choix d'une doublure


-         Cartouchière : Pour ceux qui préfèrent une doublure à l’ancienne, lisse, protégeant les coutures des passants de cartouches et apportant une rigidité supplémentaire.

 

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Published by F. Javelot